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Performance énergétique


Pourquoi un Diagnostic de Performance Energétique (DPE) ?

 Le DPE résulte des préoccupations actuelles d'économie d'énergie et de réduction des pollutions liées à la production et la consommation d'énergie, notamment les gaz à effet de serre (GES). Il est destiné à informer l'acheteur d'un bien immobilier sur sa consommation annuelle en énergie primaire, ramenée au m² de surface habitable. Le résultat est exprimé sous forme d'une note comprise entre A et G pour la consommation en énergie et une autre note comprise entre A et G pour la production de GES. Il comporte également des recommandations chiffrées pour améliorer la performance énergétique du bien.

Créé en 2006, il n'a d'abord été obligatoire que pour la vente de biens immobiliers et devait être joint à la promesse de vente. Il a ensuite été étendu aux locations et aux bâtiments publics. En janvier 2011, il a été rendu obligatoire dès la mise en vente ou en location d'un bien, c'est à dire que les résultats du DPE doivent être affichés sur toute annonce concernant le bien, quelque soit le média utilisé : affichettes dans les vitrines des agences immobilières, parutions sur Internet (sites spécialisés, sites de vente entre particuliers, etc...), parutions dans des journaux ou revues.

Confirmé par le Grenelle de l'Environnement comme étant l'un des outils de base de la politique énergétique nationale, il va être prochainement renforcé pour devenir plus précis et rigoureux.

Comment se déroule le DPE et comment est déterminée la note ?

Lorsque le bien est chauffé par des moyens individuels, la consommation est calculée selon la "Méthode Conventionnelle" définie dans la réglementation.

Dans le cas d'un chauffage collectif, la consommation est déterminée sur la base des factures d'énergie des trois dernières années.

La Méthode Conventionnelle consiste à déterminer la consommation en énergie en calculant les déperditions du bien. En effet, un bien est une "boîte" dans laquelle la consommation en énergie ne sert qu'à compenser les déperditions (ce qui "entre" est égal à ce qui "sort"). Le DPE va donc consister à mesurer toute les surfaces des parois de la "boîte" (murs extérieurs, fenêtres, portes extérieures, toit, plancher) et à relever la nature de ces parois (mur en parpaings, briques, nature et épaisseur de l'isolation, nature des vitrages des fenêtres, matériaux des fenêtres, présence de volets, isolation de la toiture et du plancher). D'autres paramètres vont également être relevé : nature de la ventilation, nature de l'énergie utilisée, système de chauffage, ... Les coefficients de déperdition de toutes ces parois étant connus, on calcule donc ainsi les déperditions totales du bien sur un an et la consommation en énergie primaire. Cette consommation est ensuite divisées par la surface habitable pour obtenir un coefficient (exprimé en kWh/m²/an) qui va permettre de classer le bien sur une échelle allant de A à G.

Comment interpréter le résultat ?

 L'échelle de notation est très sévère. Les biens notés en A ou B sont quasi-expérimentaux. Ils correspondent aux maisons présentées à la télévision, superisolées et munies de systèmes sophistiqués (pompes à chaleur, solaire, etc...).

Les biens notés en C sont rares. Ce sont généralement des constructions non seulement neuves, mais également construites avec des prestations de bonne qualité.

En fait, les biens "classiques" ont des notes comprises entre D et G.

Quelques notions à connaître pour comprendre son DPE

- la nature de l'énergie utilisée influe de manière importante : en effet, c'est l' énergie primaire qui est prise en compte, c'est à dire l'énergie qu'il a fallu extraire du sol pour produire l'énergie utilisée dans le bien. Dans le cas du fuel ou du gaz, le rapport entre l'énergie primaire et l'énergie finale est de 1. Dans le cas de l'électricité, il est de 2.58. En effet, pour produire 100 kWh utilisés dans le bien, il a fallu mettre dans la centrale nucléaire l'équivalent de 258 kWh d'uranium. Les 158 kWh perdus sont évacués principalement dans les aéroréfrigérants de la centrale électrique et dans le fleuve à proximité duquel est construit la centrale. Le résultats est qu'un bien chauffé avec des convecteurs électriques aura une note DPE plus basse (d'une, voire deux lettres) que le même bien chauffé au fuel ou au gaz.

- un bien de grande surface habitable aura une meilleure note qu'un bien de petite surface : ceci est dû à des considérations géométriques. En effet, un bien de grande surface habitable a proportionnellement moins de surface de murs extérieurs, donc moins de déperditions (ramenées au m² de surface habitable) qu'un bien de petite surface.

- la forme du bien influe  : par exemple, à prestations égales, une maison de forme cubique, sur deux niveaux aura une meilleure note qu'une maison de même surface habitable en L sur un seul étage (les pertes en toiture sont doubles, les pertes par les murs extérieurs sont plus importantes).

- les conditions d'utilisation du bien (température de chauffage, horaires de chauffage, ...) ont été fixées une fois pour toute dans la réglementation  et ne correspondent pas forcément à celles du Propriétaire vendeur, ni d'ailleurs à celle de l'Acheteur. Par exemple, une des hypothèses fixées dans la réglementation est que la température de chauffage est de 19°C pendant 16 heures/jour et de 16°C les 8 heures restantes.

- une maison ventilée correctement aura une meilleure note d'une maison sans ventilation.

- un insert bois influera relativement peu sur la note. EN effet, la réglementation a fixé un taux d'utilisation relativement faible pour les inserts.

 

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